Il associe la Thérapie Physique, la Pharmacologie, la Nutrition,
et la Thérapie Génique
La Thérapie Physique et Nutrition
Son rôle est de diminuer les contraintes articulaires, et de renforcer
les muscles pour absorption des contraintes passant par l’articulation.
Il faut donc diminuer la charge sur les articulations :
- modification de l’activité : éviter l’impact
et les charges en torsion ;
- renforcement des muscles : des muscles fragiles aggravent l’arthrose
; les exercices diminuent l’inflammation ;
- physiothérapie ;
- appareillage : attelle médiale du genou (pour arthrose fémoro-tibiale
interne), qui décoapte les surfaces articulaires médiales ; semelles
latéralisées réaxant l’axe mécanique et diminuant
les stress sur le compartiment dégénératif concerné ;
- genouillère ;
- chaussures absorbantes ;
- cannes ;
- perte de poids : l’obésité est définie par un
poids supérieur de 20 % au poids idéal ; une perte de 5 kg réduit
le risque d’arthrose de 50 %.
Le Traitement Pharmacologique
Il associe la médication orale par antalgique et AINS (anti-inflammatoires
non stéroïdiens) ; les injections intra-articulaires : cortisone
et acide hyaluronique ; et enfin la glucosamine et le sulfate chondroïtine.
- Antalgiques
et AINS : efficaces dans les grades I ou II, et doivent êtres
combinés avec la thérapie physique :
- Antalgiques classiques ou opiacés ;
- AINS non sélectifs : risques d’ulcération
gastro-duodénale
chez 35 % des patients de plus de 60 ans ; nécessité de
protecteurs gastriques associés ;
- AINS sélectifs COX-2 inhibiteurs (inhibiteurs de la
cyclo-oxygénase)
: est aussi efficace que l’AINS non sélectif, et
a moins d’incidence
d’ulcère gastro-duodénal. Certains travaux
suggèrent
qu’ils auraient un effet de protection du cartilage par
la production de prostaglandines dans la réaction inflammatoire
(synovite inflammatoire).
- Injections Intra-Articulaires Cortisone :
- Elles sont efficaces dans les poussées d’arthrose
avec épanchements
du genou ;
- Peu efficaces dans les arthroses chroniques et sèches, surtout
avec instabilité ;
- Leur répétition peut être responsable d’arthropathie
corticoïde, avec régression de la matrice cartilagineuse
(pas de synthèse).
- Injections Intra-Articulaires
d’Acide
Hyaluronique (AH) :
- C’est un lubrifiant articulaire, un choc absorbant
en restaurant le liquide synovial ;
- L’AH diminue la réponse inflammatoire et améliore
la viscoélasticité (Abbatangelo
89 CORR)
- Elle augmente la densité chondrocytes et leur métabolisme,
et augmente la matrice (Guidolin 2001)
- Elle protège la dégénérescence du cartilage
après
méniscectomie ;
Elle améliore la synthèse des GAGs (Ameil ORS 2001) : ces dernières
avec les prostaglandines, sont liées aux fibres de collagène
et à la chaîne d’AH, et aident à l’hydratation.
-Le traitement est une série de 3 à 5 injections, donnant 70
% de bonnes réponses, qui peuvent être limitées dans le
temps, fonction de l’étendue des lésions.
- Glucosamine
et Sulfate Chondroïtine :
- Le
Glucosamine :
- augmente le GAG et l’épaisseur du cartilage après
blessure (Oegema ORS 2001)-stimulerait la production d’AH
et la viscosupplémentation
;
- aurait un effet sur les chondrocytes ;
- et sur l’évolution naturelle de la chondropénie
- Glucosamine
et Sulfate Chondroïtine :
- Diminution de la douleur et amélioration de la
fonction (McAlindon, Jama, 2000)
-Retardent la progression du genou arthrosique symptomatique,
diminuent la dégradation du cartilage articulaire
(Reginster, Lancet, 2001).
La Thérapie Génique
C’est le traitement du futur.
Son but est la lutte contre la sénescence cellullaire du chondrocyte.
Un exemple d’expérience génétique :
Chondrocytes en culture dont on compte la population au cours de leurs divisions,
au cours du temps ; 20 divisions; on transfère le gène télomérase
pour restaurer la longueur du télomère : un peu plus de division
cellulaire ;
On transfère ensuite des gènes supprimant les gènes de
suppression tumeur : les chondrocytes deviennent Immortels. Expérience
montrant que le phénomène de sénescence génétique
peut être ralenti.
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