Elles sont peu fréquentes.
Les complications neurologiques sont inexistantes du fait de la position
choisie du patient : position ‘ beach chair’ (assis)
et pas de traction du membre supérieur.
Complication thrombo-emboliques rarissimes.
Incidents de
l’anesthésie : parfois douleur provisoire
au point d’induction du bloc scalénique ; les incidents
généraux cardio-vasculaires et pulmonaires sur patients
fragilisés sont évités par l’utilisation
de l’anesthésie loco-régionale scalénique.
Infection, désunion
cicatricielle ;.
Algoneurodystrophie ;
Les raideurs articulaires sont rares et répondent bien à la
mobilisation sous anesthésie locorégionale
;
La complication mécanique la plus grave est la récidive
d’une rupture de coiffe réparée, survenant vers
le 2è mois post-opératoire. Cette rerupture est dûe
soit à un traumatisme, une rééducation avec résistance
trop précoce ; elle peut être dûe surtout à l’aggravation
ou l’apparition d’une dégénérescence
graisseuse de la coiffe, chez le sujet âgé, avec hypovascularisation
et échec de la cicatrisation tendon-os.
La dégénérescence
graisseuse, responsable de désunion
cicatricielle entre la coiffe et le trochiter, se manifeste
par l’impossibilité d’abduction
et d’élévation active du bras ; elle
se manifeste aussi parfois dans les cas graves, par un écoulement
de‘liquide
graisseux’ stérile et épais. Elle nécessite
sa reprise par resuture sans tension et revascularisation
par greffe au lambeau deltoïdien.
Sa prévention est essentielle : l’IRM pré-opératoire,
notamment chez le sujet âgé, qui permet d’apprécier
la gravité de l’infiltration graisseuse. Si la dégénérescence
graisseuse est massive, surtout chez les patients âgés
dont la rupture est ancienne, avec impossibilité d’abduction
active du bras évoluant depuis plus d’un an ou deux, la
réparation de la rupture de coiffe sera alors inutile, et l’on
se limitera à la décompression sous-acromiale
de la coiffe (acromioplastie) dans un but antalgique.
Enfin soulignons de nouveau l’importance surtout chez le sujet âgé,
d’une suture sans tension d’une rupture de coiffe.
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