Voir Arthrose du Genou et Défect Chondral
Le traitement non prothétique est résumé ici.
Traitement Non-Opératoire
Le traitement médical et la thérapie physique sont toujours
institués.
- Exercices, musculation, balnéothérapie et modification
de l’activité ;
- antalgiques, anti-inflammatoires, infiltrations intra-articulaires
de cortisone dans les cas de poussées aiguës d’arthrose,
viscosupplémentation
avec l’acide hyaluronique : régression temporaire du syndrome
douloureux ;
-thérapie physique : chaussures absorbantes, attelle de décharge,
semelles, cannes.
Traitement Opératoire
Dans l’arthrose résistante au traitement non-opératoire,
avec douleur et gonflement, avec images de lésions du cartilage de
grade II et au-delà, le traitement opératoire par chirurgie
arthroscopique le plus souvent, est nécessaire pour traiter les lésions
du cartilage articulaire, et d’éventuelles lésions associées
: méniscale, ligamentaire (LCA surtout), rotulienne, et le malalignement
du genou en varus-valgus.
- L’Arthroscopie va permettre
la biochirurgie du cartilage,
utilisant plusieurs techniques de resurfaçage selon
le grade et l’étendue
de la lésion du cartilage articulaire :
- débridement : résection-polissage
des fragments détachés
de cartilage articulaire et méniscal au shaver motorisé,
geste de base de tous les grades, particulièrement du grade
II ;
- microfractures : de
l’os sous-chondral : permet la ‘cartilagisation’ ou
repousse d’un fibrocartilage ; indiquées dans les
défects
de grade III ou IV limité, de surface inférieure à 2-3
cm2 ; cette technique représente aussi un dernier recours
dans le défect
tibial, les ‘kiss lesion’ (lésions en miroir),
et le défect étendu
de plus de 4-5 cm2 ;
- mosaïcplasty : ou
transfert ostéochondral autologue : indiquée
dans les défects de grade III, circonscrits et limités à 3
cm2, habituellement chez le patient sportif ou de moins de 50 ans
;
- ostéochondrale greffe : utilisation d’allogreffe,
indiquée
dans certains cas de destruction ostéochondrale majeure
d’une
surface articulaire (risque d’échec au-delà)
survenant chez des patients jeunes ;
- implantation de chondrocytes
autogues : indiquée chez le jeune ou l’athlète,
dans le defect d’une surface articulaire (condyle, trochlée,
plus rarement tibiale), de surface de plus de 4 cm2 ; la technique
est actuellement
en pleine évolution : la greffe se présente sous
forme fibreuse semi-solide (association d’acide hyaluronique
fibreux et chondrocytes autologues en culture), pouvant être
implantée sous arthroscopie,
sans patch périosté.
- La Prothèse Totale de
Genou
- Elle est indiquée lorsque les douleurs
(au repos, nocturne, à la
marche et lors de l’utilisation des escaliers) sont intenses,
résistantes
au traitement médical, avec os dénudé de façon étendue
( > 5 cm2) sur plusieurs compartiments articulaires et contre-indication
des techniques de resurfaçage ; déviation (désaxation),
instabilité ligamentaire majeur (croisé, latéraux)
; échec du traitement médical conservateur, ou de gestes
d’attente sous arthroscopie pour débridement, microfractures,
et décompression de rotule ; handicap fonctionnel et qualité de
la vie affectée;
- La Prothèse
Partielle Monocompartimentale est indiquée
sur une arthrose latéralisée et stable, chez
un patient jeune (moins de 70 ans) : voir indications et
techniques sur Prothèse
Partielle de Genou ; |
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- La Prothèse Totale
est indiquée lorsque l’arthrose
touche au mois deux compartiments articulaires, d’autant
plus qu’elle s’associe avec une instabilité ligamentaire,
une déviation majeure (plus de 8°-10°) ; |
- Quelque soit le type de prothèse totale,
qu’elle soit à glissement
(avec ‘ménisque’ ou insert fixe ou surtout mobile),
ou contrainte (postérieur stabilisée ou pivot rotatoire),
la technique de base des coupes osseuses respecte toujours les mêmes
principes :
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PTG non cimentée à plateform
mobile (depuy)
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- reconstituer l’interligne articulaire et la tension ligamentaire
en extension et en flexion ;
- retrouver l’axe mécanique normal ;
- implant tibial perpendiculaire à l’axe mécanique
tibial, avec pente postérieure naturelle ;
- implant fémoral perpendiculaire à l’axe mécanique
fémoral frontal et sagittal, sans malposition rotatoire dans le
plan horizontal, source d’instabilité
ligamentaire et de perte de la flexion.
- Lire la description de la technique de pose au chapitre suivant.
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