Ses Buts
La Prothèse Totale de Genou (PTG) est une chirurgie de précision
:
- qui remplace le cartilage disparu, respectant les grands principes de
pose suivants :
- corrige la déformation en redonnant l’axe mécanique normal
du genou (2°-3° de valgus),
- reconstitue la tension et l’équilibre ligamentaire dans toutes
les amplitudes de flexion, et donc la stabilité ligamentaire,
- reconstitue les surfaces articulaires et leurs orientations dans les
trois plans de l’espace.
Différents types de Prothèses
- La PTG est une prothèse tri-compartimentaire, reproduisant
l’anatomie
du genou et ses trois compartiments articulaires. Elle comporte trois éléments
: la pièce fémorale, la partie tibiale et un insert articulaire
en polyéthylène haute densité ou ‘ménisque’,
s’appliquant sur la pièce tibiale. De plus la rotule peut être
prothésée par un bouton rotulien, mais non systématique
selon les équipes.
- La pièce condylienne s’impacte sur la surface articulaire
fémorale préalablement préparée, épousant
parfaitement ses contours ; l’ancrage osseux se fait, soit
par deux plots émanant de la face d’ancrage des
condyles à leur
partie inférieure, soit, dans les révisions ou
dans les cas de prothèses stabilisées, par une
tige ou quille centro-médullaire
de longueur et d’épaisseur variable, modulaire
ou non.
- la pièce tibiale s’impacte aussi précisément
sur la coupe tibiale articulaire, avec un ancrage variable :le
plus souvent tige
ou quille centro-médullaire plus ou moins large ou longue, pour
s’opposer
aux contraintes frontales et rotatoires, parfois il peut s’agir
de quatre plots expansives ou non, ou quatre vis corticales, de plus
en plus abandonnés.
- Le scellement : la PTG est fixée à l’os
:
- soit, rarement dans notre pratique, par ciment acrylique,
utilisé surtout
dans les révisions ‘lourdes’ : descellement septique, capital
osseux réduit par de multiples révisons, ostéoporose ;
un antibiotique majeur type vancomycine est souvent mélangé au
ciment, permettant un relarguage d’antibiotique in-situ pendant plusieurs
années ;
- soit le plus souvent, depuis plus de 16 an s dans notre pratique
(1987), par ancrage biologique : la croissance osseuse se développe
dans les anfractuosités
de la ‘rugosité’ de la surface d’ancrage articulaire
: cette dernière n’est pas ‘lisse’, mais a
bénéficié d’un
traitement de surface de type : microbilles, ou le plus souvent et
mieux de type fibermesh (maillage de fibres d’acier), associé à une
couche d’hydroxyapatite de calcium , favorisant la repousse osseuse
dans les anfractuosités. Il s’agit d’un ancrage
secondaire, intervenant rapidement en moins de trois semaines, favorisé par
la fixation primaire mécanique permise par l’emboîtement
parfait des pièces
sur les coupes osseuses, et les quilles ou plots.
- Sa mécanique s’adapte à l’état du
genou : plus la destruction osseuse et ligamentaire est grave, plus sa
mécanique est complexe.
Il existe ainsi deux grand types de prothèse totale
:
- PTG à glissement,
- PTG stabilisée.
Les grands principes de la technique de pose sont respectés quelque
soit la mécanique intra-articulaire de la prothèse.
- Prothèse totale simple: à glissement
sans lien mécanique
entre les composants fémoral et tibial et à ‘ménisque’ (insert)
fixe ou mobile surtout (notre préférence) : rotatoire
ou rotatoire et avancement avec la flexion, conservant le Ligament
Croisé Postérieur
(surtout chez le patient jeune de moins de 60 ans), ou le substituant
:
PTG à ménisque ou plateforme mobile rotatoire
: LCS, Depuy
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*postérieur-stable,
*ou surtout (notre préférence) par la congruence du plateau tibial
polyéthylène avec les condyles, obtenue par le relèvement
de ses bords antérieurs et postérieurs, et dont la mobilité sur
le plateau tibial mécanique, permet grâce à cette congruence,
le déplacement lors de la flexion-extension, et la diminution des stress
et du risque d’usure; |
- non cimentée ;
- Stable par les ligaments latéraux ( et le LCP si conservé).
- PTG
Stabilisée :
- Prothèse totale avec lien mécanique entre les composants
fémoral
et tibial ;
- Indiquée dans les reprises et échecs de prothèses,
et sur genou à grande instabilité ;
- le lien géométrique, en général un
pivot rotatoire, permettant flexion et rotation, assure la stabilité du
genou avec un capital ligamentaire pauvre.
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