Comment
traiter une lésion de LCA ?
En urgence,
sur la terrain : procédure PRICE :
- Protection par
atelle
- Repos
- Ice (glace)
- Compression du
genou
- Élévation de
la jambe
Le gonflement et la douleur sont contrôlés ; un gonflement
excessif peut nécessiter l’évacuation de l’hémarthrose
par ponction aspiration.
Le diagnostic est posé ;
Il faut ensuite déterminer le meilleur traitement pour le patient,
en fonction de son niveau d’activité sportive, l’ancienneté de
la lésion, la persistance d’une instabilité chronique
et récidivante, des lésions associées : ménisques,
cartilage, l’apparition de signes d’arthrose .
Les traitements d’une rupture du LCA sont :
- Le traitement non opératoire : atelle et réhabilitation,
dans le cas d’absence d’instabilité
- Le traitement chirurgical arthroscopique
Traitement non opératoire
Bien que le LCA ne cicatrise pas spontanément, un certain nombre
des patients ((25%) seront traités sans chirurgie, par immobilisation
sur atelle (3 semaines), puis programme de réhabilitation sérieuse.
Le traitement non opératoire s’adresse aux patients : âgés,
non ou peu actifs ou ne pratiquant pas de sport à pivot, sans
arthrose, et sans instabilité récidivante.
Le risque de récidive de la blessure est plus grand ; s’il
persiste une instabilité, le risque de nouvelles lésions
est élevé : défect cartilage, rupture méniscale,
lésions d’autres ligaments, avec évolution en quelques
années vers l’arthrose
du genou.
Traitement opératoire
arthroscopique
Le LCA a une mauvaise
vascularisation, et une rupture complète ne cicatrise
pas. La lésion est donc grave, la fonction de stabilité du
LCA doit être restaurée, et nécessite
habituellement une reconstruction ligamentaire chez les
patients, sportifs ou non, au genou instable, surtout s’il
existe d’autes lésions associées.
La recontruction du LCA peut être proposée au-delà de
50 ans, et même sur des genoux arthrosiques mais instables et douloureuses.
L'évolution technique est telle, qu'après une reconstruction
bien faite, un sportif peut retrouver son niveau antérieur en
4 ou 5 mois.
Le timing de l’opération est à considérer
pour éviter la raideur (fibrose et adhérences de l’hémarthrose)
: il est recommandé de réaliser l’opération
après une périodehabituelle de trois semaines (repos,atelle, évacuation
de l'hémarthrose, réeducation), lorsque le
genou a des amplitudes libres, est sec (pas de gonflement), et a une
fonction satisfaisante des muscles quadriceps.
La reconstruction du LCA est la technique chirurgicale commune, donnant
les meilleurs résultats. Elle fait appel à une greffe du
LCA, prélevé sur un (ou des) tendon(s) du genou opéré,
préservant l'anatomie et la résistance normales du LCA.
Les autres techniques seront citées et ne sont plus recommandées
:
- réparation par suture directe : n’est possible qu'en phase
aîgue; mais elle est rarement pratiquée, car taux d'échec
relativement important :cicatrisation non fiable ;
- extra-articulaire par bande ilio-tibiale : risque arthrogène
;
- matériel synthétique : rupture prématurée,
et réaction allergique.
- allogreffe du tendon rotulien provenant de prélèvement
sur cadavre, et qui a l'avantage de sa rapidité d’exécution,
et la facilité des reprises en cas de re-rupture, mais non utilisé actuellement
du fait des risques de transmission de maladie et du risque d’élongation
secondaire.
|