Les
Malpositions Rotatoires de l’Implant Fémoal dans
la Prothèse Monocompartimentale Fémoro-Tibiale du genou :
Une cause d’échec fréquente,
principale et méconnue
des monocompartimentales ; les moyens de l’éviter par
la modification des techniques de pose et des ancillaires actuels.
Dr Michel Assor
Centre Orthos
427 rue Paradis
13008 Marseille
- Le succès à long terme des prothèses
monocompartimentales dépend de deux facteurs liés l’un à l’autre
:
Facteur extra-articulaire : reconstituer parfaitement l’axe
mécanique
du membre inférieur, une fois la prothèse mise en
place ;
- Facteur intra-articulaire : bonne position des implants
fémoral
et tibial, à la fois implantation osseuse, et position centrale
des implants l’un par rapport à l’autre dans
toutes les ampltudes de flexion.
Facteurs Intra-Articulaires de malposition Le matériel ancillaire actuel permet une bonne implantation
du plateau tibial dans les trois plans de l’espace :
- plan frontal
: perpendiculaire à l’axe
mécanique
tibial, ou mieux légèrement valgisé
- plan sagittal : inclinaison postérieure
- plan horizontal : position rotatoire et recouvrement de la corticale
tibiale.
Le matériel ancillaire actuel ne permet pas le positionnement
correct de l’implant fémoral dans les trois plans de l’espace
: 1. Plan Horizontal
Sur un genou fléchit à 90°, la bonne position rotatoire
dans le plan horizontal de l’implant condylien est déterminée
par la coupe postérieure du condyle.
Or, avec le matériel ancillaire actuel, cette coupe postérieure
condylienne se réalise sans
corriger ou retrouver une rotation normale bicondylienne par rapport à l’axe fémoral.
En effet, sur une arthrose condylo-tibiale interne par exemple, la
rotation horizontale, par rapport à l’axe fémoral, des condyles
(ou de l’extrêmité inférieure du fémur),
est interne : cette rotation interne est accentuée si une coupe
tibiale première est réalisée.
La conséquence immédiate est une coupe condylienne postérieure
oblique interne varisante ou externe valgisante.
Ainsi, la coupe condylienne postérieure oblique interne varisante
induit une varisation du genou, surtout lors de la flexion, dont la correction
par le choix d’une épaisseur plus grande de l’insert
articulaire tibial (en polyéthylène), coorigeant en même
temps la rotation fémorale inférieure, mais induisant une position
inclinée de l’implant condylien.
S’il n’y a pas de correction de la rotation fémorale
avant la coupe condylienne postérieure, la coupe postérieure
sera donc inclinée lors de la correction de l’axe mécanique
du membre inférieur, et le
condyle postérieure n’est
plus perpendiculaire à l’axe mécanique.
De plus, la prothèse condylienne en ‘rotation’ externe
du fait de son inclinaison en varus (toujours dans le cas d’une
arthrose fémoro-tibial interne ; malposition inverse dans le cas
d’une arthrose externe), aborde le plateau tibial non de ‘face’,
sur sa sphéricité, mais
de ‘champ’ lors de
la flexion ; de plus, lors de l’extension, le condyle prothétique
ainsi positionné ‘s’éloigne’ du plateau
tibial prothétique, de central à la périphérie,
avec risque d’hyper pression de la corticale tibiale interne (cas
de l’arthrose interne), et de descellement du plateau tibial.
2. Plan Frontal
La coupe du condyle inférieure se fait
toujours dans la technique et avec le matériel ancillaire
actuels, genou à 90° ;
mais, aucun matériel ancillaire ne tient compte lors de la flexion
: du roulement postérieur (puis glissement asociée) des
condyles selon l’axe bicondylien, et de la rotation fémorale
externe simultanée selon l’axe mécanique du genou (passant par le centre du genou), le condyle interne se rapprochant
du centre du genou, associée à la
rotation interne concomittente du tibia. La coupe inférieure du condyle interne genou à 90°,
se fait donc sur un condyle non ‘de face’, mais en biais,
de champ ou en ‘biseau’ : le gros risque est de constater
que lors de l’extension, le condyle prothétique va se positionner
sur le plateau tibial à sa périphérie, en corrigeant
sa rotation d’externe à interne, conjuguée à la
rotation externe tibiale .
Il y a donc risque de malalignement de l’implant condylien : positionnée
en périphérie tibiale et appuyant sur le plateau tibial
par son champ, et non de face : risque majeur de descellement par tilting
médial (ou latéral dans le cas de l’arthrose
externe) du plateau tibial. Le même risque de malalignement peut se voir sur le condyle externe
en cas d’arthrose fémoro-tibiale externe.
3. Plan Sagittal
Ce plan pose moins de problème de positionnement
de l’implant
condylien : la recherche d’absence de conflit rotulien est
aisément
réglée par les systèmes ancillaires existant.
Le risque de malposition
rotatoire de l’implant condylien est
patent dans les deux plans horizontal et surtout frontal.
Le nouveau système ancillaire de pose des prothèses monocompartimentales
internes (ou externes) corrige ce risque, et permet une bonne position
des implants.
Prothèse Uni idéalement
placée, centrée dans toutes les amplitudes, après
modification de la technique.
| Nouveau Système Ancillaire de Pose de la
Prothèse Monocompartimentale du Genou : |
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Mini Invasive Système
Dynamic
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Sera diffusé ultérieurement Il corrige les deux facteurs de malposition des implants ;
-Facteurs Extra-Articulaires : Il restitue l’axe mécanique
du genou au cours des coupes en extension ET en flexion ;
-Facteurs Intra-Articulaires : il corrige la malposition rotatoire de
l’implant condylien dans les deux plans horizontal et frontal. Il
permet des coupes ‘dynamiques’ tenant compte des rotations
anatomiques fémoro-tibiale lors de la flexion / extension.
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