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Dans l’articulation fémoro-patellaire, la rotule est
le centre du système extenseur dans le plan sagittal, entre
tendon quadricipital à son pôle supérieur et
tendon rotulien à son pôle inférieur s’insérant
sur la tubérosité tibiale. Elle augmente la puissance
du quadriceps en lui appliquant un angle d’attaque sagittale,
dont la contracture genou proche de l’extension (0°-30°)
déplace
le tibia en avant.
L’alignement du quadriceps entre la hanche et le genou forme
un angle Q (angle entre une droite partant de l’épine
iliaque antéro-supérieure et le centre de la rotule,
et une autre droite partant du centre de la rotule et la tubérosité tibiale) égale à environ
15°, matérialisant un valgus naturel de l’appareil
extenseur.
Lors de la contraction du quadriceps genou proche de l’extension,
la rotule est donc soumise :
-dans sa position frontale à des forces ‘ valgisantes’ dont
la direction est externe ou supéro-externe
- et dans sa position sagittale à des forces postérieures
ou postéro-externes, selon la position valgus-varus du genou,
ou la position rotation interne ou externe du pied.
La rotule glisse,
au cours de la flexion du genou, sans friction le long de la gorge
de la trochlée, maintenue dans le plan
frontal par les rétinaculums, structures latérales
para rotuliennes ; cette course épouse la rotation externe
du fémur lors de la flexion et la rotation inverse symétrique
du tibia (et de la tubérosité antérieure),
corrigeant la force valgisante. Lors de sa course, la rotule à elle-même
des mouvements intrinsèques : latéraux, rotatoires
autour d’un
axe vertical, ou de bascule autour de l’axe horizontal. Les
contraintes cartilagineuses rotuliennes (et sur la trochlée)
varient donc et se déplacent au cours de la flexion.
Tout déséquilibre de
l’alignement du quadriceps,
de l’alignement de l’axe du genou, des structures latérales
rétinaculums qui maintiennent et ‘guident’ la
rotule comme les courroix d’un cheval, entraîne une
hyperpression et une abrasion cartilagineuses dans la rotule et/ou
la trochlée,
avec lésions de grade variable, douleur, craquement, gonflement…
Anatomie de l’Instabilité Fémoro-Patellaire
Les causes anatomiques de l’instabilité fémoro-patellaire
doivent être décrites et reconnues, pour mieux appréhender
le diagnostic et le choix du traitement adapté.
Ce sont les principales causes de l’instabilité fémoro-patellaire.
Il s’agit probablement d’une asymétrie
de croissance entre le squelette fémoro-tibial et
le
système extenseur.
Il existe un accourcissement de
la partie latérale du quadriceps avec rétraction
du vaste externe à 3-4 travers de doigt au-dessus
du pôle supéro-externe de la rotule, rétraction
de l’alare, rétraction des expansions latérales
du quadriceps, du rétinaculum, subluxant aussi
toute la partie externe du tendon rotulien, et la rotule.
Il s’ensuit une rétraction de la capsule
et de la synoviale externe.
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Le système extenseur a un angle tendon quadricipital-rotule-tendon
rotulien en valgus d’environ 15°(angle Q). La malposition
latéralisée de la tubérosité tibiale
antérieure, un valgus du genou, surtout chez la femme,
notamment la sportive en cours de croissance (et élargissement
du bassin), augmente ce valgus de l’extenseur, entraînant
l’instabilité externe de la rotule. Autres synonymes
: bascule externe, subluxation externe, course latérale
ou maltracking.
Le valgus de l’extenseur est bien défini par l ‘examen clinique.
La position de la tubérosité tibiale antérieure peut être établie
par la distance TAGT (distance tubérosité tibiale antérieure
et gorge trochléenne), fournie par le défilé radiographique
rotulien, ou le scanner. Cette TAGT est en moyenne de 12 mm.
Ces 2 causes musculaires et osseuses peuvent être imbriquées.
- Sur-utilisation
chez le Sportif : musculation sur genou fléchit,
flexion constante du genou.
- fragilité musculaire
- valgus du genou
- pied plat, avec compensation par rotation tibiale
- HYPOMOBILITE DE LA ROTULE, OU RAIDEUR FEMORO-PATELLAIRE, que l’on
rencontre surtout en post-opératoire du fait d’adhérences
cicatricielles (fibrose), traitée de la même manière
qu’une
instabilité rotulienne, en plus des sections
d’adhérences.
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