Toute décision de traiter chirurgicalement, ou beaucoup plus
souvent maitenant sous arthroscopie un patient souffrant de douleurs
fémoro-patellaires, doit reposer sur un diagnostic sûr
fourni par un examen clinique méticuleux pour éliminer
les autres causes de douleur antérieure du genou :
- Diagnostic différentiel
:
- tendinite du tendon rotulien, souvent au niveau
de son insertion rotulienne : genou du coureur ou du sauteur
(jumper’s knee)
;
- lésions méniscales, d’ailleurs très souvent associées
: 30 à 40 % des cas ; ---syndrome plica synoviale : tissu synoviale enflammé et
induré formant une bandelette large conflictuelle, s’encastrant,
dans les formes parapatellaires internes, entre la rotule et la trochlée
;
- tendinite quadricipitale ;
Les signes suivants
peuvent être
isolés ou associés : douleur à la pression de
la face interne et parfois externe de rotule ; craquements et douleur à l’hyperpression
(lors de la contracture contrariée du quadriceps ou de mouvements
latéraux)
; aspect de bascule et/ou de sub-luxation externe de la rotule ;
hypomobilité ; rétraction des structures
latéro-rotuliennes externes et sensation d’impossibilité de
débasculement
interne de la rotule ; position de la TTA : normale, ou latéralisée
externe augmentant le valgus de l’appareil extenseur (angle
Q > à 20°) ; apprécier
l’alignement du genou (souvent en valgus), et du quadriceps
; mobilité du genou, mobilité de la rotule lors de
l’extension à la
flexion : recherche d’ accrochage,
du passage de la position externe au recentrage ; subluxer en externe
la rotule genou en extension, et faire fléchir le genou : noter
l’angle
d’apparition de la douleur et du recentrage rotulien.
La raideur fémoro-patellaire,
fréquente, en est l’évolution
naturelle, et est souvent associée à des lésions
de gonarthrose, mais peut être vue en post-opératoire
(arthroscopie, prothèse): rotule figée, douloureuse, ‘plaquée’ contre
le condyle externe, avec rétraction et/ou adhérences
des structures latérales vaste externe-rotule-tendon rotulien
;
Apprécier le morphotype du
genou : le syndrome rotulien peut se voir aussi bien sur le type
en varus, valgus surtout, que sur
le genou normo-axé ; un genou en valgus, douloureux évoque
presque toujours un syndrome rotulien ;
Cas
particulier de l’arthrose rotulienne :
la rotule est presque toujours sub-luxée externe
et en état d’hyperpression et de raideur fémoro-patellaire, de traitement identique à l’instabilité douloureuse.
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Radiographies du
genou face-profil, des grands axes et des vues axiales à 30° et
60° de flexion sont standards :
On appréciera d’éventuelles lésions
chondrales ou arthrosiques, l’instabilité ou
malalignement rotulien sur le profil ou la vue axiale,
des corps étrangers, une chondrocalcinose (dépôts
calcaires sur le cartilage et les ménisques),
le malalignement du genou en varus ou valgus.
Le scanner prouve
et montre l’instabilité rotulienne (bascule
+/– subluxation externe), et la mesure de la TAGT. |
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Arthrose
rotulienne et subluxation externe |
L’arthroscanner apprécie
la lésion cartilagineuse ;
Très habituellement, le scanner (ou l’arthroscanner) n’est
pas nécessaire, les examens précédents étant suffisants
; le scanner est réservé dans notre pratique au syndrome rotulien
douloureux de l’enfant et de l’adolescent et aux cas litigieux.
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L’IRM n’entre
pas dans notre pratique comme examen du syndrome rotulien
; elle peut être nécessaire, avec l’arthroscanner,
si le syndrome rotulien persiste après traitement,
pour révéler d’autres causes : état
des ligaments et des ménisques, existence d’une
plica, tendinite du tendon rotulien ou des hamstrings internes
(patte d’oie). |
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Arthrose
rotulienne…. |
….isolée |
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| Subluxation externe |
Bascule et Subluxation
externe et aplasie trochlée |
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| Subluxation externe bilatérale |
Rotule droite : réaxation par LLE |
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